Lors du dernier séminaire UE-Méditerranée du Sud sur la reconnaissance des crédits et des qualifications, organisé par la Commission européenne (Bruxelles, du 1er au 2 juin 2015), la nécessité de revitaliser le réseau MERIC, en tant que moyen de renforcer la coopération entre la région européenne et la région méditerranéenne, a été largement évoquée. La CE a encouragé la France et l’Italie à soumettre un projet Erasmus+ visant à mettre en œuvre des activités de renforcement des capacités pour réactiver le réseau, favorisant ainsi le dialogue dans la région et entre les deux régions. Ces dernières années, les réformes de l’enseignement supérieur dans les pays du sud de la Méditerranée visant à harmoniser les systèmes d’enseignement supérieur, sur la base de la structure de Bologne des diplômes mise en œuvre dans l’«Espace européen de l’enseignement supérieur-EEES», ont soulevé certaines questions liées à la reconnaissance. En fait, un nombre croissant d'étudiants vont étudier à l'étranger. Cela fait de la reconnaissance des crédits et des qualifications une question importante et urgente.En outre, la crise actuelle des réfugiés est une priorité en Europe et dans les pays du sud de la Méditerranée. Le projet MERIC-Net abordera la reconnaissance des qualifications des réfugiés et les défis pratiques qui y sont liés. L’expérience européenne contribuera au partage et au développement d’une méthodologie commune dans les pays du sud de la Méditerranée, afin de faciliter l’intégration des réfugiés et des personnes déplacées. La réactivation du réseau MERIC constituerait un premier pas vers une coopération renforcée entre les deux rives de la Méditerranée et, à plus grande échelle, avec l’Union européenne. L'existence de centres nationaux de reconnaissance dans la région représenterait un atout dans un concours de grande mobilité. En fait, le projet MERIC-Net atteindrait l'objectif d'échange d'informations, de renforcement de la confiance mutuelle, facilitant ainsi une reconnaissance sans heurts. La réactivation du réseau MERIC permettra à tous les partenaires de partager leurs expériences, leurs informations officielles et de nouer des contacts directs et permanents.
Ce projet vise à définir et établir un nouveau Master en "Protection de l'environnement et bâtiments à haute efficacité énergétique" dans trois universités des pays partenaires, à savoir la Tunisie (TN), l'Algérie (DZ) et le Maroc (MO), avec affiliation à trois autres universités. L'objectif principal est de promouvoir les meilleures pratiques européennes en matière de méthodologies pédagogiques et de connaissances spécifiques liées à l'efficacité énergétique et à la durabilité des bâtiments. Les deux objectifs spécifiques du projet sont les suivants : Réforme curriculaire : L'objectif est de mettre en place une réforme curriculaire efficace, orientée vers les besoins du marché du travail. Cette réforme vise à soutenir les attentes d'employabilité des diplômés en les formant avec des méthodologies modernes et actualisées dans le domaine des bâtiments à haute efficacité énergétique. La réforme curriculaire sera promue, officiellement reconnue et mise en œuvre dans les six universités impliquées, avec des formations spécifiques adaptées aux besoins locaux. Des Master Courses seront créés dans trois universités, et ces programmes de formation seront flexibles et adaptatifs aux exigences du marché de l'emploi. Ces formations seront mises en place tout au long du projet, avec une première année académique complétée dans le cadre de la troisième année du projet. Liens universités-entreprises : Il est prévu de développer un système de réseautage entre les universités des pays partenaires et les parties prenantes afin de remédier à la fragmentation actuelle des connaissances scientifiques sur l'efficacité énergétique et au manque de distribution des savoirs, expertises, informations et données. Un réseau EU – Méditerranée du Sud des Institutions Vertes sera officiellement établi pour représenter un outil concret permettant de renforcer le rôle des Institutions d'Enseignement Supérieur dans les politiques liées aux bâtiments à haute efficacité énergétique. Le projet vise également à diffuser et promouvoir la sensibilisation des pays partenaires (PCs) aux politiques de l'UE relatives aux bâtiments durables et à haute efficacité énergétique, tout en renforçant l’adoption des meilleures pratiques de l’UE, notamment en référence aux objectifs "20-20-20", NZEB, etc.. Ce projet contribuera à améliorer la formation, à renforcer les liens entre le milieu académique et le secteur privé, et à sensibiliser aux politiques environnementales et énergétiques européennes.
Ce projet vise à renforcer le rôle et le potentiel des EES dans le développement de l'employabilité dans les pays méditerranéens en adoptant un esprit d'entreprise transversal dans les EES et en ouvrant et en structurant le dialogue entre les universités, les entreprises et les décideurs politiques, en abordant de cette manière les quatre actions prioritaires établies par la CE, l'OCDE et le rapport de l'ETF:- Établir des commissions interministérielles pour l'apprentissage entrepreneurial- Établir une plate-forme pour l'identification et l'échange de bonnes pratiques - Renforcer la coopération entre les EES et promouvoir les liens avec les entreprises pour favoriser l'esprit d'entreprise. Les réseaux d'enseignants intéressés par la promotion de l'esprit d'entreprise devraient être encouragés et soutenus - Établir un réseau d'entrepreneurs accrédité dans le sud de la Méditerranée, en accordant une attention particulière à la dimension de genre.
On assiste à l’émergence des projets de développement et de modernisation dans le secteur ferroviaire. Le plan stratégique de développement des chemins de fer des pays du Maghreb vise ainsi à relever la productivité ferroviaire concernant les voyageurs et le fret. Un besoin d’élaborer une politique de maintenance prédictive dans les phases amonts de conception de ces projets se doit d’être accompagné d’une démarche de développement de compétences de haut niveau et de capital humain en termes d’expertises et d’encadrements, et ce, aussi bien sur les plans qualitatifs que quantitatifs. D’une façon plus globale, le Plan d’Action Régional de Transport (PART) envisage l’extension des principaux Axes Transeuropéens de Transport vers la Région Méditerranéenne ainsi que le recrutement et la formation d’un grand nombre de personnes pour renouveler le potentiel d’experts et d’encadrement dans le secteur. Afin de répondre à ces besoins d’extension et de recrutement, la cartographie des formations supérieures proposées en Europe et dans les pays du Maghreb mérite d’être développée en termes de formations spécialisées dans le domaine ferroviaire, notamment dans la maintenance des infrastructures. C’est dans ce contexte que nous proposons de développer des modules d’enseignements dans le domaine de la maintenance des infrastructures ferroviaires. Les modules seront intégrés à différents niveaux des cursus de formations diplômantes (Ingénieur, Master). Le projet repose sur une approche de pédagogie numérique à travers des modules d’e-learning (blended learning, serious games,…) et des modalités de suivi pédagogique en classe virtuelle. Il est envisagé pour la pérennité du projet de créer un observatoire euro-méditerranéen des formations ainsi que de développer des plateformes d’excellence de recherche-formation dans le domaine de la maintenance des infrastructures ferroviaires.