Le projet MindtheCAP vise à répondre à l’urgence de l’atténuation du changement climatique (CC) et au besoin croissant de développement durable (SD), en mobilisant les jeunes Européens comme catalyseurs et leaders d’un changement global vers un monde respectueux du climat. Leur potentiel transformateur et leur capacité à promouvoir et à agir pour réduire l’empreinte humaine sur l’environnement constituent un levier clé pour engager les communautés élargies. En cohérence avec le Green Deal européen et le GreenComp, MindtheCAP cherche à favoriser un changement de comportement à long terme et à grande échelle en rassemblant jeunes citoyens, communautés locales, ONG et autres acteurs européens dans un processus de co-création des connaissances, de sensibilisation et d’activisme contextualisé autour du CC et du SD. Pour atteindre cet objectif, le projet prévoit la mise en place et le fonctionnement d’un réseau de living labs dédiés à l’éducation au CC et au SD, la co-création avec les groupes cibles et les communautés d’un cadre de compétences multidisciplinaires, de compétences clés et d’approches éducatives innovantes, y compris l’apprentissage à distance, ainsi que le test et la démonstration de ce cadre à travers des interventions éducatives pilotes. MindtheCAP activera le changement comportemental par la mobilisation des connaissances, améliorera les savoirs, compétences et attitudes autour du CC et du SD, coopérera avec les initiatives existantes et émergentes sur ces thèmes, et produira des programmes éducatifs et du matériel de formation exploitables. Le projet se déroulera en trois phases : d’abord le développement d’un cadre de compétences et le repérage des initiatives existantes pour maximiser l’impact ; ensuite le test et la démonstration du cadre via des interventions pilotes dans les living labs ; enfin la diffusion de programmes éducatifs et d’outils pédagogiques.
Le projet Living Safely in a Digital World (LIFE) a pour objectif de renforcer la résilience des jeunes face aux risques liés à la numérisation et à son impact sur leur vie quotidienne, en donnant aux organisations jeunesse les moyens de participer au dialogue politique et d’utiliser l’éducation non formelle dans leur travail avec les jeunes. Pour ce faire, le projet vise à permettre aux organisations jeunesse de coopérer au niveau national et international et de représenter la voix des jeunes auprès des décideurs afin de promouvoir un internet sûr et bénéfique, à renforcer les compétences des travailleurs jeunesse pour soutenir les jeunes dans leurs défis liés à la digitalisation, et à sensibiliser sur l’impact de la numérisation tout en favorisant des stratégies d’accroissement de la résilience. Pour atteindre ces objectifs, LIFE prévoit plusieurs actions : la mise en place d’une plateforme de reporting sur les risques liés à l’usage d’internet, tels que les discours de haine et le cyberharcèlement, dont les rapports seront présentés aux institutions nationales avec l’implication d’environ 15 décideurs politiques ; le renforcement des capacités de 50 travailleurs jeunesse, formés sur la sécurité en ligne, les discours de haine, le cyberharcèlement et la culture médiatique, à travers des formations transnationales et du job shadowing, ces travailleurs agissant ensuite comme agents de changement et mettant en œuvre cinq projets communautaires visant à accroître la résilience face aux risques du numérique ; ainsi que la sensibilisation des jeunes et des acteurs clés (parents, enseignants, travailleurs sociaux, décideurs, secteur privé) par des activités en ligne et en présentiel, incluant des TEDx Talks, des courts-métrages et d’autres supports innovants pour promouvoir un usage sûr d’internet et développer la littératie médiatique.
Le projet “The No-Hate Embassy” vise à réunir des travailleurs jeunesse et des jeunes issus de pays du Programme et du Sud de la Méditerranée afin de développer de nouvelles pratiques visant à limiter la prolifération des discours de haine en ligne. Il est mis en œuvre par Center for Intercultural Understanding (FR), en coopération avec GEYC (RO, MA), EUROMED EVE (TN), Coconut Italia (IT) et MIHI (EG). L’objectif principal du projet est de renforcer les capacités des organisations jeunesse en formant des travailleurs jeunesse à devenir des ambassadeurs « no-hate » dans leurs communautés, tout en stimulant la pensée critique des jeunes (18-25 ans) grâce à des outils de prévention numérique et de contre-narration. Les objectifs spécifiques sont : Évaluer les narratives et réalités de la haine en ligne dans les pays participants et définir des mesures de prévention, à travers une étude comparative dans les 6 pays. Renforcer la pensée critique des jeunes afin qu’ils sachent détecter et réagir face à la propagande haineuse en ligne. Autonomiser les OSC et les mouvements de base pour développer des stratégies favorisant le dialogue interculturel, avec la création d’un manuel et de lignes directrices à destination des organisations jeunesse et des OSC. Déconstruire les discours de haine via un programme de fellowship de 6 mois pour les travailleurs jeunesse, menant une campagne euro-méditerranéenne basée sur le modèle GAMMMA+ afin de lutter concrètement contre les discours haineux.
Le projet vise à renforcer la participation civique et politique des jeunes en Afrique du Nord, où les 16-28 ans représentent la majorité de la population, mais restent souvent exclus des processus décisionnels, même lorsque les enjeux les concernent directement. Les jeunes marginalisés politiquement et économiquement ont joué un rôle crucial lors des soulèvements de 2010/2011, mais depuis, peu de changements tangibles ont été observés, et les dynamiques de ces mouvements n’ont pas conduit à une intégration institutionnelle durable. Pour une démocratisation et un développement durables, la représentation et la participation des jeunes sont indispensables, car un changement politique à long terme est difficilement envisageable sans renouvellement générationnel. Ce projet a pour objectif de fournir à au moins 50 travailleurs jeunesse et 900 jeunes : Les compétences civiques et transversales nécessaires : résolution de problèmes, pensée critique, communication, prise de décision. Les outils de dialogue structuré : plaidoyer, médiation, débat, négociation, prise de parole en public. Des espaces dédiés pour la participation : conférences simulant des politiques publiques, plateformes de discussion interactives en ligne, et programmes d’empowerment. La méthodologie adoptée sera participative et centrée sur l’apprenant, suivant une approche ascendante (bottom-up), visant à : Sensibiliser les jeunes à l’importance et au rôle de leur participation civique et politique. Accroître la conscience communautaire sur les enjeux sociaux et politiques ayant des conséquences sur la vie de tous. Enfin, un processus dialectique sera mis en place pour impliquer différents groupes communautaires, y compris les décideurs et les acteurs jeunesse, afin de créer un cadre d’interaction durable et constructif.